Alerte au porc irlandais

Les autorités irlandaises ont commencé ce dimanche à retirer de la consommation l’ensemble des aliments à base de porc produits sur l’île depuis le 1er septembre, tout en rappelant ceux commercialisés à l’étranger, après la découverte de dioxine dans certains d’entre eux.

L’alerte a été lancée hier (samedi) soir après la découverte, lors de contrôles de routine fin novembre, de traces de polychlorobiphényles (PCB), un polluant généralement assimilé à de la dioxine, dans de la graisse de porc provenant de neuf élevages de porc irlandais. Les PCB sont des polluants organiques persistants et probablement cancérogènes.

«En conséquence, la FSAI ordonne le rappel de tous les produits à base de porc issus de bêtes abattues en Irlande», a indiqué l’agence irlandaise de la sécurité alimentaire (FSAI) dans un communiqué diffusé samedi soir.

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Inflation: «Le pouvoir d’achat des salariés va souffrir en 2008»

Elle n’avait pas été aussi élevée depuis… 1991. L’inflation – c’est-à-dire la hausse générale et durable des prix – atteint 3,3% en un an, et les prix à la consommation ont augmenté de 0,5% en mai par rapport à mai 2007, a annoncé l’Insee ce mercredi. Une forte inflation qui «provient principalement du renchérissement des produits pétroliers, mais aussi, de manière saisonnière, de celui des produits frais et des autres services», indique l’Institut national de la statistique. Décryptage, avec l’aide d’Elie Cohen, économiste au CNRS.

A quoi l’inflation est-elle due? Malgré un ralentissement de l’économie en Europe et aux Etats-Unis, les pays émergents tirent vers le haut la consommation de pétrole, entraînant une hausse des prix. Le taux de change du dollar n’est pas non plus étranger à ce phénomène. «Plus le dollar baisse, plus les pays producteurs de matières premières augmentent les prix», explique Elie Cohen. Et ce, pour compenser le manque à gagner. Le cercle vicieux s’amorce: le prix du pétrole ne cessant d’augmenter, il attire les investisseurs et devient objet de spéculations. Le pétrole devient alors une «valeur refuge». «Les investisseurs préservent leurs actifs en investissant dans les matières premières» poursuit Elie Cohen.

Est-ce grave? «L’accélération de l’inflation ne s’est pas encore diffusée sur le reste de l’économie, tempère Elie Cohen. Historiquement, ce qui fait peur, c’est la répercussion de la hausse des matières premières sur les prix et les salaires comme dans les années 1970.» En somme, il faut à tout prix éviter «l’emballement inflationniste».

Comment endiguer le phénomène? Difficile à l’échelle de la France d’agir. C’est à la Banque centrale européenne (BCE) d’intervenir. «Le pari de Jean-Claude Trichet est d’ augmenter les taux d’intérêts.» Le but: stimuler l’épargne, limiter la consommation et l’endettement. Dans le même temps, la demande d’importations et donc de matières premières baisserait.

Quel impact cela peut-il y avoir pour les consommateurs? Il s’agirait aussi de bloquer la hausse des salaires. «La hantise de la BCE, c’est d’entrer dans une spirale de hausse des prix et hausse des salaires, insiste Elie Cohen. Pour éviter cela, il faut geler les salaires. Les autorités pourraient réussir à refroidir l’inflation sur quelques trimestres.» Dans ce contexte, les salariés pourraient encore être ceux qui trinquent. «Le pouvoir d’achat des salariés va souffrir en 2008», confirme Elie Cohen.

Et si cette solution ne fonctionne pas? «Nous pourrions aboutir à un scénario de stagflation. Nous aurions un maintien de l’inflation, avec une moindre croissance et une stagnation des salaires, c’est-à-dire, une nouvelle perte du pouvoir d’achat», conclut Elie Cohen.

La flambée des prix du pétrole modifie les habitudes des Français

La flambée du prix du pétrole commence à avoir des répercussions sur les habitudes de consommation des Français. Depuis janvier, les hausses se succèdent, poussant les automobilistes à réfléchir à deux fois avant de prendre leur voiture. Situation du logement par rapport au lieu de travail, trajets vers les grandes surfaces, vacances…Tout est pensé en rapport avec la consommation d’essence.

Le prix de l’essence: un nouveau paramètre dans le choix d’un logement

Nombreux sont ceux qui avaient choisi de s’éloigner des centres-villes à la recherche de loyers moins chers. Désormais, la question de la distance est devenue une des priorités dans le choix du logement. Au-delà d’une trentaine de kilomètres du lieu de travail, les Français hésitent à acheter ou louer. Un trajet de 50 kilomètres matin et soir, c’est un budget essence d’environ 250 euros. «Les gens calculent que même si le loyer coûte moins cher en banlieue, l’économie est annulée par le budget transport» explique à 20minutes.fr Pascale Hebel, Directrice du département consommation du Crédoc (Centre de recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie).

Signe de ces nouvelles préoccupations, certains sites d’annonces immobilières permettent de rechercher un logement en fonction de la distance domicile-travail. Comme ce nouveau site immobilier, qui annonce : «Avec Immobilio, vous économisez sur votre facture de carburant».

Autre tendance observée par le Credoc, la diversification des modes de transports: covoiturage, transports collectifs, vélo… Tout est bon pour limiter au maximum ses déplacements en voiture. «Même ceux qui ont les moyens commencent à faire attention à leur consommation d’essence», explique Pascale Hebel. Ils se limitent à des pleins plus petits et plus fréquents «pour essayer de lisser les dépenses»… En un an, la consommation d’essence a chuté de 7% aux Etats-Unis. La vente de carburant a baissé de 0,8% en France au premier trimestre 2008. Les constructeurs automobiles, comme General Motors, ont d’ailleurs pris en compte ces changements en mettant sur le marché des voitures moins consommatrices en carburant.

Sans voiture, pas de grandes surfaces

Victimes de la réduction des trajets, les hypers et les supermarchés enregistrent un net recul de leurs ventes (-4,1% en avril). Cette baisse s’explique moins par l’inflation que par «la prise de conscience depuis quelques semaines, du poids des dépenses de carburant dans le budget des ménages», explique Olivier Geradon de Vera, vice-président de la société d’études IRI, dans «Le Monde». Or les hypermarchés se situent souvent à l’extérieur des villes et sont difficiles d’accès sans voiture.

Outre les habitudes quotidiennes, la hausse des prix du pétrole a également un impact sur le budget vacances de 38% des Européens, selon un sondage Ipsos-Europe Assistance. Elle influe sur le choix du mode de transport (pour 34% d’entre eux), de la destination (29%) et sur la durée (23%). «On prévoit un peu moins de départs en vacances cette année et une préférence pour le train», confirme Pascale Hebel.

Aspect positif de cette flambée du pétrole, les Français optent de plus en plus pour des alternatives écologiques, que ce soit sur le plan des transports (vélo, transports collectifs, train), ou sur le plan du chauffage, avec un recours plus important à l’énergie solaire, selon le Credoc.

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