En crise, la famille Wendel veut reprendre le contrôle de son patrimoine

Face une double crise, financière et interne, la famille Wendel, héritière des maîtres de forges lorrains serre les rangs pour préserver sa fortune qu’est censé faire fructifier la société d’investissement Wendel (actionnaire de Saint-Gobain, Bureau Veritas, Legrand…).

Mercredi 3 décembre, 250 actionnaires familiaux de la Société lorraine des participations sidérurgiques (SLPS), la holding qui contrôle le groupe Wendel, se sont réunis à l’Automobile Club de Paris. La réunion promettait d’être houleuse, certains héritiers contestant l’éthique et la stratégie adoptée par Ernest-Antoine Seillière et par Jean-Bernard Lafonta, respectivement présidents du conseil de surveillance et du directoire de Wendel.

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Tombé sous les 40 dollars, le prix du baril de pétrole devrait continuer à chuter

Des réservoirs géants pleins à ras bord, des tankers à quai servant à stocker le brut qui ne trouve pas preneur… Ces images d’un monde débordant d’or noir commencent à devenir réalité. La forte baisse de la demande et la surabondance – temporaire – d’hydrocarbures ont entraîné une chute des cours. Le brent de la mer du Nord pour livraison en janvier est tombé à 39,50 dollars, vendredi 5 décembre, à Londres – son niveau de janvier 2005 – très loin du record de juillet (147,50 dollars). Le light sweet crude coté à New York a clôturé à 41,66 dollars. En cinq jours, le baril a perdu 20 % de sa valeur.

Le Congrès prêt à débloquer 25 milliards de dollars pour le secteur automobile

Les élus démocrates au Congrès voudraient accorder 25 milliards de dollars (19,7 milliards d’euros) de prêts aux constructeurs automobiles General Motors, Ford et Chrysler pour les sauver de la faillite, rapporte le New York Times, samedi 6 décembre. Les négociations entre l’administration républicaine et le parti du prochain président se sont accélérées après l’annonce de la suppression de 533 000 emplois au mois de novembre dans le pays, du jamais vu depuis 34 ans.

Cet argent public serait destiné au développement de véhicules peu gourmands en carburants. Pour satisfaire les républicains, il ne ponctionnerait pas le plan de recapitalisation des banques de 700 milliards de dollars ((Troubled Asset Relief Program, Tarp), selon le journal. Ce compromis pourrait par ailleurs ouvrir la voie au vote du Congrès sur le déblocage de la deuxième moitié de ce plan pour les banques, soit 350 milliards de dollars, souligne le New York Times.

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La flambée des prix du pétrole modifie les habitudes des Français

La flambée du prix du pétrole commence à avoir des répercussions sur les habitudes de consommation des Français. Depuis janvier, les hausses se succèdent, poussant les automobilistes à réfléchir à deux fois avant de prendre leur voiture. Situation du logement par rapport au lieu de travail, trajets vers les grandes surfaces, vacances…Tout est pensé en rapport avec la consommation d’essence.

Le prix de l’essence: un nouveau paramètre dans le choix d’un logement

Nombreux sont ceux qui avaient choisi de s’éloigner des centres-villes à la recherche de loyers moins chers. Désormais, la question de la distance est devenue une des priorités dans le choix du logement. Au-delà d’une trentaine de kilomètres du lieu de travail, les Français hésitent à acheter ou louer. Un trajet de 50 kilomètres matin et soir, c’est un budget essence d’environ 250 euros. «Les gens calculent que même si le loyer coûte moins cher en banlieue, l’économie est annulée par le budget transport» explique à 20minutes.fr Pascale Hebel, Directrice du département consommation du Crédoc (Centre de recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie).

Signe de ces nouvelles préoccupations, certains sites d’annonces immobilières permettent de rechercher un logement en fonction de la distance domicile-travail. Comme ce nouveau site immobilier, qui annonce : «Avec Immobilio, vous économisez sur votre facture de carburant».

Autre tendance observée par le Credoc, la diversification des modes de transports: covoiturage, transports collectifs, vélo… Tout est bon pour limiter au maximum ses déplacements en voiture. «Même ceux qui ont les moyens commencent à faire attention à leur consommation d’essence», explique Pascale Hebel. Ils se limitent à des pleins plus petits et plus fréquents «pour essayer de lisser les dépenses»… En un an, la consommation d’essence a chuté de 7% aux Etats-Unis. La vente de carburant a baissé de 0,8% en France au premier trimestre 2008. Les constructeurs automobiles, comme General Motors, ont d’ailleurs pris en compte ces changements en mettant sur le marché des voitures moins consommatrices en carburant.

Sans voiture, pas de grandes surfaces

Victimes de la réduction des trajets, les hypers et les supermarchés enregistrent un net recul de leurs ventes (-4,1% en avril). Cette baisse s’explique moins par l’inflation que par «la prise de conscience depuis quelques semaines, du poids des dépenses de carburant dans le budget des ménages», explique Olivier Geradon de Vera, vice-président de la société d’études IRI, dans «Le Monde». Or les hypermarchés se situent souvent à l’extérieur des villes et sont difficiles d’accès sans voiture.

Outre les habitudes quotidiennes, la hausse des prix du pétrole a également un impact sur le budget vacances de 38% des Européens, selon un sondage Ipsos-Europe Assistance. Elle influe sur le choix du mode de transport (pour 34% d’entre eux), de la destination (29%) et sur la durée (23%). «On prévoit un peu moins de départs en vacances cette année et une préférence pour le train», confirme Pascale Hebel.

Aspect positif de cette flambée du pétrole, les Français optent de plus en plus pour des alternatives écologiques, que ce soit sur le plan des transports (vélo, transports collectifs, train), ou sur le plan du chauffage, avec un recours plus important à l’énergie solaire, selon le Credoc.