Paris chute à mi-séance

Société Générale twin towers
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A l’instar des autres places européennes, Paris chute, les investisseurs craignant une vague d’augmentations de capital et des nationalisations de banques sur fond de dégradation de l’économie. Saint-Gobain chute de 17%, le prix de souscription de sa recapitalisation présentant une forte décote. A 12h10, le Cac 40 perd 2,9% à 2.788 points.

Les marchés d’actions européens plient dangereusement à mi-séance, les indices Dow Jones Stoxx 600 et FTSEurofirst 300 affichant des plus bas de six ans. Les investisseurs redoutent de nouvelles augmentations de capital et des nationalisations de banques sur fond de dégradation de l’économie mondiale. Certains analystes parlent désormais de capitulation des marchés alors que les indices new yorkais ont enfoncé hier leurs plus bas de clôture du 20 novembre dernier, le nombre de chômeurs indemnisés ayant atteint un nouveau record aux Etats-Unis. Dans la zone euro, l’activité a touché un plus bas en février, selon l’indice PMI établi par Markit.
Du côté des valeurs, les banques sont fortement touchées, l’indice DJ Stoxx du secteur en Europe abandonnant 5,6%. UBS chute de 17%%, tandis que Barclays et BNP Paribas cèdent environ 6%. Toujours dans le secteur financier, Axa décroche à la suite de l’abaissement de la perspective de sa note. Saint-Gobain abandonne 16% après l’annonce recapitalisation dont le prix de souscription présente une décote de près de 50% par rapport au cours de clôture d’hier. Lafarge, qui a annoncé une augmentation de capital attendue, limite ses pertes.

A midi dix, le Cac 40 recule de 2,94% à 2.788,27 points dans un volume d’affaires relativement étoffé de 1,38 milliard d’euros traités sur les valeurs de l’indice. L’indice européen Dow Jones fiche_bourse DOW-JONES, Paris Stoxx 600 cède 5,05% à 178,34, au plus bas depuis avril 2003. A Londres, le Footsie perd 2,48% à 3.918,67 points et, à Francfort, le Dax baisse de 3,39% à 4.072,22 points. A New York, le contrat future mars sur indice Dow Jones abandonne 118 points à 7.344.

Sur le plan macro-économique, les indices PMI flash d’activité en France, en Allemagne et dans la zone euro ont atteint des plus bas record en février, tandis l’indice synthétique du climat des affaires mesuré par l’Insee a touché un plancher inédit depuis sa création en 1976.
Une seule statistique américaine est attendue cet après-midi : les prix à la consommation de janvier à 14h30.

Du côté des matières premières, le baril de brut léger américain cède 1,31 dollar à 38,17 au lendemain d’un bond de 14% consécutif à la baisse surprise des stocks aux Etats-Unis. La dégradation continue des indicateurs économiques renforce les craintes de ralentissement de la demande. L’euro reprend quelques fractions à 1,2622 dollar alors que Jean-Claude Trichet a indiqué qu’une politique de taux zéro présente un certain nombre d’inconvénients. Intervenant devant l’European American Press Club de Paris, il a par ailleurs déclaré que la BCE est extrêmement attachée à la lutte contre le protectionnisme.

Saint-Gobain chute de 16,22% à 23,45 euros. Le fabricant de matériaux de construction a accusé une baisse de 9,5% de son bénéfice net courant 2008 à 1,91 milliard d’euros. Le groupe propose un dividende réduit de moitié à 1 euro par action. Il a par ailleurs annoncé une augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros garantie à 100%. Le prix de souscription est de 14 euros, à comparer à un cours de clôture de 27,99 euros hier soir. Saint-Gobain indique néanmoins que Wendel n’a pas pris de décision quant à sa participation à l’augmentation de capital. Le holding détient 21,19% des actions Saint-Gobain. Wendel lâche 16,40% à 26,71 euros. Le groupe a fait état d’une hausse de 14,9% de son chiffre d’affaires 2008 à 5,41 milliards d’euros.

Axa abandonne 13,65% à 8,76 euros. Standard & Poor’s a abaissé la perspective de la note de l’assureur de stable à négative en raison d’une baisse possible des résultats des branches assurance vie et gestion d’actifs. Le titre pâtit par ailleurs de craintes d’augmentation de capital alors que le groupe a annoncé son intention de demander à ses actionnaire d’autoriser une possible émission d’actions de préférence. Un porte-parole d’Axa a démenti envisager une augmentation de capital.

Les banques reculent dans le sillage de leurs homologues américaines, lesquelles ont pâti des craintes de nationalisation de Citigroup et de Bank of America. BNP Paribas perd 5,83% à 23,07 euros, Crédit Agricole 7,85% à 7,39, Dexia 4,74% 2, et Société Générale 6,47% à 22,59.

Peugeot lâche 4,72% à 13,90 euros alors queMoody’s a abaissé les notes de crédit du constructeur automobile avec perspectives négatives. L’intermédiaire cite notamment la détérioration du résultat opérationnel du groupe.

Lafarge cède 1,68% à 36,20 euros. Le numéro un mondial du ciment a vu son bénéfice net 2008 s’apprécier de 3% à 1,71 milliard d’euros hors éléments exceptionnels (cession de son activité Toiture et de sa division Ciments et Granulats & Béton en Anatolie centrale). Le chiffre d’affaires progresse de 8% à 19,03 milliards (+14% à change constant). Le groupe propose un dividende de 2 euros par action, contre 4 euros versés au titre de 2007. Lafarge va procéder à une augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros, ajoutant que ses deux principaux actionnaires GBL et NNS Holdings se sont engagés à souscrire à hauteur de leurs participations respectives.

Sanofi-Aventis plie de 1,52% à 45,10 euros. Le fonds tchèque PFF a annoncé la cession de sa participation de 24,3% dans Zentiva au groupe français, assurant à ce dernier la majorité du capital dans le cadre de son offre sur le fabricant de génériques. L’offre de Sanofi-Aventis expire aujourd’hui.

Enfin, Club Méditerranée baisse de 0,47% à 11,64 euros. Le groupe de loisirs a enregistré une croissance de 1,9% de son chiffre d’affaires à 329 millions d’euros au premier trimestre (+3% à périmètre et taux de change constants). Toutefois, les réservations pour la saison pour la saison d’hiver ont diminué de 4% en date du 14 février par rapport à la même période de l’exercice précédent.

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Le secteur bancaire français ont mieux résisté à la crise que leurs concurrentes

1998 Citibank logo
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Le secteur bancaire français a plié sous le poids de la crise financière mondiale. Mais il n’a pas rompu, à la différence des systèmes bancaires américain et britannique, qui ont dû être, très largement, secourus puis adossés à l’Etat. Ainsi, même s’il devrait atteindre finalement près de 19 milliards d’euros, le coût de la crise des subprimes, en France, reste relativement contenu. Toutes réunies, les banques françaises ont perdu moins d’argent sur les subprimes qu’à elle seule la banque britannique Royal Bank of Scotland (30 milliards d’euros) et à peine plus que l’américaine Citigroup (14,6 milliards d’euros).

Surtout, le secteur bancaire français a réussi la prouesse de rester, dans son ensemble, très largement bénéficiaire en 2008, dans des marchés « disloqués ». Après la Société générale et BNP Paribas, qui viennent d’officialiser des profits de respectivement 2 milliards et 3 milliards d’euros, le groupe Crédit agricole devrait publier, le 4 mars, des bénéfices avoisinant les 2,5 milliards d’euros, dont 1 milliard pour sa structure cotée en Bourse, Crédit agricole SA (Casa). De son côté, le Crédit mutuel devrait, lui aussi, annoncer des bénéfices.

2,6 milliards d’euros pour les victimes de la crise, insuffisants selon les syndicats

Bernard Thibault at a demonstration, November ...
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SOMMET SOCIAL – Les annonces lors de la réunion à l’Elysée n’ont pas remis en cause la tenue d’une journée de mobilisation le 19 mars prochain…
Les syndicats ont-ils réussi à garnir un peu plus l’offre présidentielle? Ce mercredi, Nicolas Sarkozy a mis 2,6 milliards d’euros sur la table pour les victimes de la crise lors de la réunion à l’Elysée avec les partenaires sociaux. Le 5 février, lors de son allocution télévisée, 1,4 milliard d’euros avait été évoqué, au titre des intérêts des prêts de l’Etat aux banques en difficultés. Un milliard d’euros a donc été ajouté en cours de route pour répondre aux inquiétudes des Français face à la crise, qui s’étaient massivement exprimés le 29 janvier dernier dans la rue.

Bernard Thibault, le leader de la CGT, s’est dit «bien obligé de ramener ce chiffre à la somme de 8 milliards d’euros correspondant à la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises» (annoncée le 5 février, ndlr). «Nous nous rendrons à la rencontre unitaire de lundi avec l’esprit de travailler à un prochain rendez-vous revendicatif, qui est programmé le 19 mars», a-t-il prévenu.

Des propositions quasi déjà ficelées

Les trois grandes fédérations syndicales (CFDT, CGT, FO), sur les cinq invitées, sont sorties déçues de ce rendez-vous, même si la CFDT a estimé que «l’action syndicale avait permis une première inflexion dans la politique gouvernementale». Sans surprise, seule l’une des propositions de François Chérèque (CFDT) a été retenue, celle de créer un fonds d’intervention sociale pour la formation professionnelle et l’emploi. Pas question, en revanche, d’accéder aux demandes d’augmentation du smic, de remise en cause du paquet fiscal ou d’abandon du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Les discussions sur la Fonction publique ont d’ailleurs été renvoyées à des négociations bilatérales la semaine prochaine.

L’Elysée et le gouvernement sont arrivés avec des propositions quasi déjà ficelées lors des réunions préparatoires avec les partenaires sociaux. Les syndicats sont tout de même parvenus à négocier la fourchette haute de certaines mesures, comme la prime pour les chômeurs, passée de 400 à 500 euros, ou les allégements fiscaux à destination du bas des classes moyennes: entre la suppression totale de la première tranche de l’impôt sur le revenu et la suppression du deuxième tiers provisionnel, gouvernement et partenaires sociaux se sont mis d’accord sur la suppression de deux derniers acomptes provisionnels. Au total, six millions de foyers fiscaux bénéficieront d’une ristourne. «Une véritable usine à gaz», selon Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts, joint par 20minutes.fr. «Tout le monde va faire des réclamations pour rentrer dans la tranche, ça va être la foire d’empoigne.» >> A voir, notre infographie animée sur l’impôt sur le revenu

La Guadeloupe attendra jeudi

Quant aux familles, une prime de 150 euros sera versée à trois millions d’entre elles percevant l’allocation de rentrée scolaire, et des «bons d’achat de services à la personne», d’une valeur de 200 euros, à des personnes à faibles revenus.

En ce qui concerne le partage des profits en entreprise, la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est dite opposée à des négociations nationales sur le sujet.«Je le dis aux salariés, il faut noter la position intransigeante du Medef lors de cette réunion. Il va falloir pousser plus fort en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et plus généralement en matière de considération», a déclaré Bernard Thibault à la sortie de la réunion.

De la Guadeloupe, enfin, il n’a pas été question, alors que les leaders de la CGT, de la CFDT et de FO s’étaient mis d’accord pour «exiger» que le sommet social aborde la crise dans l’île, de plus en plus critique. Le Président a choisi d’attendre jeudi pour s’exprimer sur la question. Après avoir rencontré les élus de l’Outre-mer, il interviendra sur RFO à 17h. Une réunion, une intervention télévisée. Comme ce mercredi soir.

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