A qui profite la «justice sociale» de Nicolas Sarkozy?

{{Potd/2006-04-6 (en)}}
Image via Wikipedia

CRISE – Impôts, familles, chômage… «20 Minutes» fait le point sur les 2,65 milliards d’euros d’aides débloquées mercredi lors du sommet social…
Le sommet social de mercredi a débouché sur des «mesures de justice», a assuré ce jeudi le Premier ministre François Fillon sur RTL. «On a voulu des mesures de justice pour ceux au fond qui n’ont jamais droit à rien, c’est-à-dire les classes moyennes, les revenus modestes.» Un objectif qui n’a pas été atteint, d’après les syndicats, écoeurés par le refus du Président d’augmenter le smic ou de cesser de supprimer des postes de fonctionnaires. Décryptage.

Combien représente cet argent ?
Les 2,6 milliards d’euros lâchés représentent moins que les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires en 2008 (2,8 milliards), selon les chiffres publiés ce jeudi par la Sécu. Ils représentent aussi un milliard de moins que le «bouclier fiscal», la baisse d’impôts controversée consentie notamment aux redevables de l’Impôt de solidarité sur la fortune. En incluant le volet social du plan de relance annoncé en décembre (prêt à taux zéro doublé, prime à la casse, 200 euros pour les bénéficiaires du RSA etc), l’effort atteint à peine la moitié de l’aide aux entreprises, hors secteurs bancaire et automobile.

Qui y gagne?

– Impôts: Six millions de foyers fiscaux, sur un total de 33, bénéficieront d’une baisse de 66% de leur impôt sur le revenu (IR) ou d’un versement. En théorie, le coup de pouce concerne les deux millions ayant des bas salaires (5.853 à 11.673 euros par an après déduction des 10%). En fait, il favorise les familles. Avec le quotient familial, une personne seule déclarant 11.200 euros par an comme un couple avec trois enfants déclarant 45.000 euros font partie de la «première tranche», imposée à 5%. Le célibataire gagnera 23,30 euros contre 816 euros pour la famille, calculait ce jeudi le quotidien «Les Echos». Le mécanisme s’appliquera également à deux millions de foyers non imposables (sur 17 millions) du fait de réductions ou de crédits d’impôts, de même qu’à deux millions de foyers déclarant jusqu’à 12.000 euros environ (après les 10%).

– Chômage: Une prime de 500 euros (à peine plus que le RMI pour une personne seule) est créée pour les salariés n’ayant pas de droits à l’assurance chômage (entre deux et quatre mois de cotisations sur 28 mois). Bercy table sur 234.000 bénéficiaires (surtout des jeunes, des intérimaires et CDD) alors que 2,8 millions de salariés (12,4% de l’ensemble) occupent un emploi précaire.
Après avoir relevé de 800 à 1.000 heures par an le contigent légal de chômage partiel, l’Etat est prêt à financer la moitié d’une hausse de l’indemnisation de 60 à 75% du salaire brut. La mesure bénéficierait à 300.000 salariés. L’an dernier, l’Etat a dépensé 50,5 millions d’euros pour financer le chômage partiel, dont 60 % en décembre.

– Famille: Nicolas Sarkozy a écarté toute intervention sur le montant des allocations familiales, qui sont attribuées sans condition de ressources à partir du deuxième enfant (et jusqu’à ce qu’il ait 20 ans). Le chef d’Etat a préféré cibler des familles aux revenus plus modestes, soit environ la moitié des 6.662 bénéficiaires de prestations familiales en France. Trois millions d’entre eux perçoivent l’allocation de rentrée scolaire. Il s’agit de foyers qui comptent au moins un enfant scolarisé âgé de six à 18 ans et qui ne gagnent pas plus de 1.860 euros brut par mois (un enfant) ou un peu moins de 2.300 euros brut (deux enfants). Dans les deux cas, cela représente moins que deux smic (1321 euros brut). Quel que soit leur nombre d’enfants, 150 euros de plus leur seront offerts au titre de l’ARS.

– Services à la personne: Un chèque emploi service de 200 euros sera versé avant la fin du premier semestre à un certain nombre de personnes ou familles, afin qu’elles puissent payer des services comme de l’aide à domicile, du ménage, ou encore du soutien scolaire. Sur ce plan, le Président a choisi de donner un coup de pouce à des allocataires dont les revenus ne sont pas nécessairement très bas. Il s’agit des 660.000 personnes âgées bénéficiant de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), sans conditions de ressources, des 140.000 foyers qui ont un enfant handicapé, et des 470.000 familles qui emploient une assistante maternelle agréée ou une garde d’enfant à domicile tout en gagnant moins de 43.000 euros par an.

source/plus:www.20minutes.fr

Reblog this post [with Zemanta]

L’Etat demande à Renault et PSA de ne pas fermer de sites en France

Les constructeurs automobiles ont été entendus. Ils seront aidés par l’Etat. Le plan de relance de l’économie, présenté par Nicolas Sarkozy jeudi 4 décembre, prévoit, en dehors d’une prime à la casse de 1 000 euros, un volet de financement du crédit.

Les filiales financières de PSA Peugeot Citroën et de Renault auront accès à près de 1 milliard d’euros, réparti quasiment à parité entre les deux, à un taux d’intérêt de 4 %.

Avec la crise financière, les deux constructeurs français peinaient à se refinancer sur les marchés. Or, en France, trois véhicules sur quatre sont achetés à crédit. Ils se plaignaient de ne pas pouvoir emprunter autant qu’ils le voulaient auprès de la Société de financement de l’économie française. Lors des premières émissions, ils n’ont obtenu que 0,5 % du total, soit 25 millions d’euros.

plus+: lefigaro.fr

En crise, la famille Wendel veut reprendre le contrôle de son patrimoine

Face une double crise, financière et interne, la famille Wendel, héritière des maîtres de forges lorrains serre les rangs pour préserver sa fortune qu’est censé faire fructifier la société d’investissement Wendel (actionnaire de Saint-Gobain, Bureau Veritas, Legrand…).

Mercredi 3 décembre, 250 actionnaires familiaux de la Société lorraine des participations sidérurgiques (SLPS), la holding qui contrôle le groupe Wendel, se sont réunis à l’Automobile Club de Paris. La réunion promettait d’être houleuse, certains héritiers contestant l’éthique et la stratégie adoptée par Ernest-Antoine Seillière et par Jean-Bernard Lafonta, respectivement présidents du conseil de surveillance et du directoire de Wendel.

Crédit Mutuel de Bretagne

VOS PROJETS / NOS SOLUTIONS
Vous souhaitez :
  • Agrandir un magasin, des bureaux, votre cabinet médical, construire un nouvel atelier ou des entrepôts.
  • Acquérir ou réaménager des locaux d ‘activité, de nouvelles machines, un outillage plus performant, moderniser l’outil de production…
  • Acquérir un pas de porte, un fonds de commerce, des actions de société.
  • Financer une activité de recherche ou de développement.
  • Financer vos projets pour pouvoir financer rapidement des travaux ou l’achat de petits équipements professionnels, matériels, (neufs et d’occasion)…
  • Vous projetez de …
    • Créer une entreprise
    • Céder une entreprise
    • Reprendre une affaire
    • Ouvrir un capital
    • Préparer votre avenir

    Pour faire votre demande >https://www.cmb.fr