La situation d’Opel est plus préoccupante que prévu, selon la presse allemande

Adam Opel GmbH
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Le constructeur allemand Opel, filiale de l’américain General Motors, a besoin de garanties publiques plus élevées qu’attendu, affirme vendredi 20 février Der Spiegel. Le gouvernement chiffre désormais à 3,3 milliards d’euros le besoin en liquidités d’Opel. Il était question jusque-là de garanties publiques pour 1,8 milliard, rappelle l’hebdomadaire allemand à paraître lundi, et qui a diffusé l’information à l’avance.

Opel a aussitôt réagi en publiant une déclaration, qui n’infirme ni ne confirme le chiffre avancé par le magazine. « Nous ne donnons pas de chiffre », explique un porte-parole de GM Europe. Opel se contente d’affirmer que l’Etat fédéral et les Etats régionaux concernés par les usines du constructeur sont informés de « tous les détails ». Le constructeur rappelle également qu’il souffre très fortement de la chute brutale des marchés automobiles et des effets de change avec la livre britannique et le rouble russe.

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Le secteur bancaire français ont mieux résisté à la crise que leurs concurrentes

1998 Citibank logo
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Le secteur bancaire français a plié sous le poids de la crise financière mondiale. Mais il n’a pas rompu, à la différence des systèmes bancaires américain et britannique, qui ont dû être, très largement, secourus puis adossés à l’Etat. Ainsi, même s’il devrait atteindre finalement près de 19 milliards d’euros, le coût de la crise des subprimes, en France, reste relativement contenu. Toutes réunies, les banques françaises ont perdu moins d’argent sur les subprimes qu’à elle seule la banque britannique Royal Bank of Scotland (30 milliards d’euros) et à peine plus que l’américaine Citigroup (14,6 milliards d’euros).

Surtout, le secteur bancaire français a réussi la prouesse de rester, dans son ensemble, très largement bénéficiaire en 2008, dans des marchés « disloqués ». Après la Société générale et BNP Paribas, qui viennent d’officialiser des profits de respectivement 2 milliards et 3 milliards d’euros, le groupe Crédit agricole devrait publier, le 4 mars, des bénéfices avoisinant les 2,5 milliards d’euros, dont 1 milliard pour sa structure cotée en Bourse, Crédit agricole SA (Casa). De son côté, le Crédit mutuel devrait, lui aussi, annoncer des bénéfices.

Fusion:Caisses d’épargne et les Banques populaires

Groupe Banque Populaire logo
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L‘Etat examine la possibilité d’entrer, pour une part minoritaire, au capital de la nouvelle banque issue de la fusion entre les Caisses d’épargne et les Banques populaires, dès sa création. En fait de mariage à deux, comme cela était prévu, il pourrait donc s’agir d’un mariage à trois.

La décision du gouvernement n’est pas arrêtée mais, selon le dernier schéma de mariage à l’étude, l’Etat pourrait souscrire à une augmentation de capital réservée, lors de la constitution du nouvel ensemble, pour un montant encore indéterminé. Il deviendrait actionnaire direct du nouvel organe central né de la fusion entre la Caisse nationale des caisses d’épargne (CNCE) et la Banque fédérale des Banques populaires (BFBP). Des sources bien informées évoquent une participation potentielle de l’ordre de 20 % du capital environ de cette structure faîtière, contre 40 % pour chacun des deux réseaux des Caisses d’épargne et des Banques populaires.

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Airbus va réduire ses cadences de production

Airbus UK Limited
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Airbus a annoncé une prochaine réduction des cadences de production de ses appareils les plus vendus, qu’il justifie par la baisse du trafic aérien mondial, sans remettre en cause son objectif de livraisons pour 2009 et sans conséquence pour l’emploi dans l’immédiat.

Le constructeur aéronautique, filiale du groupe européen EADS, ramènera à partir d’octobre les cadences de production de la famille A320 (A318, A319, A320 et A321) de 36 à 34 appareils par mois.

La production des gros porteurs A330 et A340 sera maintenue au niveau actuel de 8,5 appareils par mois mais l’augmentation supplémentaire prévue initialement n’est plus à l’ordre du jour.

« Cette décision reflète le point de vue actuel d’Airbus sur la demande du marché, à l’heure où les compagnies adaptent leurs capacités et où les incertitudes liées à la crise économique mondiale persistent », explique Airbus dans un communiqué.

« Nous avons atteint des cadences de production records fin 2008 mais nous constatons maintenant une baisse du trafic aérien dans la plupart des régions », ajoute Tom Enders, le président du constructeur.

« De nombreuses compagnies réduisent leurs capacités sur le marché. Je n’exclus pas de réduire encore davantage les cadences de production, le cas échéant », ajoute-t-il.

Airbus souligne que la révision des cadences de production ne remet pas en cause son objectif de livrer cette année autant d’avions qu’en 2008, soit 483, un chiffre record.

Il y a deux semaines, le groupe basé à Toulouse avait annoncé n’avoir enregistré en janvier que quatre commandes fermes alors que ses clients annulaient 12 autres commandes. Il a parallèlement livré 34 appareils.

A titre de comparaison, le mois de janvier 2008 s’était soldé par 238 commandes fermes.

Le 15 janvier, le directeur commercial d’Airbus, John Leahy, avait déclaré viser 300 à 400 commandes brutes cette année contre 900 l’an dernier. Tom Enders, lui, avait alors souligné vouloir éviter à tout prix la constitution de stocks importants.

Outre la baisse du trafic aérien, les constructeurs aéronautiques souffrent de l’assèchement du crédit qui réduit les capacités d’investissement des compagnies aériennes. A ce titre, le gouvernement français a annoncé son intention d’injecter cinq milliards d’euros dans le circuit bancaire pour soutenir les ventes d’Airbus.

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UBS refuse de livrer aux USA des informations sur 52.000 comptes secrets

UBS AG
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La banque suisse UBS a annoncé jeudi qu’elle entendait contester en justice la demande du fisc américain de lui livrer des informations sur 52.000 comptes secrets détenus par des Américains.

UBS, dans un communiqué diffusé par ses services à New York, estime que l’accord amiable conclu mercredi avec les autorités américaines, dans lequel elle acceptait de verser 780 millions de dollars pour solder cette affaire, lui donne des arguments pour contester les exigences du fisc.

La demande du fisc, qui fait l’objet d’une plainte du ministère de la Justice déposée jeudi à Miami (Floride, sud-est), « concerne des informations sur un nombre substantiel de comptes secrets détenus par des Américains chez UBS en Suisse, dont les informations sont protégées par la législation suisse », a fait valoir la banque.

La justice américaine a exigé jeudi que la banque suisse UBS révèle au fisc l’identité de quelque 52.000 clients américains titulaires de comptes secrets illégaux, représentant quelque 14,8 milliards de dollars d’actifs.

Un agent du fisc américain a souligné, dans un document judiciaire diffusé par le ministère, qu’il n’avait aucun autre moyen que cette plainte d’obtenir les informations nécessaires pour poursuivre des Américains ayant failli à l’obligation de déclarer leurs revenus.

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Le Cac 40 ne parvient pas à rebondir sur les 2.900 points

Bourse de commerce de Paris
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Nouvelle séance de volatilité à la Bourse de Paris. Tout comme hier, le Cac 40 termine quasiment à l’équilibre : -0,05%, à 2.872,60 points. Les opérateurs sont tiraillés entre des indicateurs américains décevants et des résultats d’entreprises globalement favorables.

Tout comme hier, la séance a été marquée par une forte volatilité et l’indice Cac 40 clôture quasiment à l’équilibre (-0,05%). Après avoir ouvert en hausse, dans le sillage de résultats favorables de plusieurs ténors de la cote, le marché parisien est revenu vers l’équilibre avant la publication des statistiques américaines. En forte hausse après les premiers indicateurs, le Cac 40 est reparti en nette baisse, alors que Wall Street peinait à rebondir. Au plus bas du jour, l’indice parisien a touché les 2.861,15 points (-0,45%) et au plus haut, il a atteint les 2.913,10 points (+1,35%). Il clôture finalement sur une note stable.

Sur le front économique, les indicateurs publiés ce jour se sont révélés plutôt décevants. L’indice de la Fed de Philadelphie, qui reflète l’activité économique dans trois Etats de la cote Est (Delaware, New Jersey et Pennsylvanie), est tombé à 41,3 en février, soit son plus bas niveau depuis 1990. Les économistes tablaient sur un repli bien moins prononcé, à -25. Le nombre de personnes bénéficiant d’une allocation chômage a par ailleurs atteint 4,987 millions au cours de la première semaine de février. Du jamais vu depuis la création de la statistique en 1967 ! Quant aux prix américains à la production, ils se sont révélés supérieurs aux attentes, progressant de 0,8% après une hausse de 1,9% en décembre et +0,2% attendu par le marché.

L’unique bonne nouvelle a concerné l’indice des indicateurs avancés de l’économie américaine. Il a enregistré, en janvier, sa plus forte hausse depuis décembre 2006, progressant de 0,4% alors que le marché tablait sur une stabilité.

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Conforama et FNAC vont supprimer 1.200 postes en France

Après les 672 suppressions de postes à La Redoute, c’est au tour de deux autres filiales du groupe PPR de lancer des plans d’économies en France d’un montant total de 85 millions d’euros. Conforama fait état d’un chiffre d’affaires en recul de 8,3 % au quatrième trimestre de l’année 2008 en France, et de 4,2 % sur douze mois.

A la veille de la présentation, ce matin, par le groupe de distribution et de luxe PPR de son chiffre d’affaires annuel et de ses résultats, ses filiales Conforama et FNAC ont annoncé hier après Bourse deux plans d’économies qui pourraient entraîner la suppression d’« environ 800 postes d’ici à fin 2010 » pour la première, soit 8 % des effectifs moyens, et concerner « 400 postes en France, soit 3,4 % des effectifs » pour la seconde. Avec La Redoute, qui avait annoncé en octobre 672 suppressions de poste, près de 1.900 postes seront donc impactés chez PPR par les diverses mesures d’économies prises dans ses filiales.

Les dirigeants de la chaîne d’équipement de la maison Conforama et de l’enseigne de produits culturels et high-tech FNAC ont invoqué, hier devant les représentants des salariés réunis dans plusieurs comités d’entreprise exceptionnels, « un contexte de dégradation brutale de la conjoncture, notamment sur le marché des produits techniques ». Conforama fait ainsi état d’un chiffre d’affaires en recul de 8,3 % au quatrième trimestre de l’année 2008 en France, et de 4,2 % sur douze mois, « avec une érosion significative de la rentabilité » de sa filiale française. Thierry Guibert, son PDG, a détaillé un plan d’économies de 50 millions d’euros en année pleine tandis que, de son côté, Christophe Cuvillier, le PDG de la FNAC, a présenté un plan d’un montant global de 35 millions. Dans les deux cas, ces mesures d’économies toucheront tous les secteurs (logistique, siège, immobilier, opérationnel…). « J’ai proposé aux partenaires sociaux de bâtir ensemble un plan de départs volontaires au cours des prochains mois (…) et je m’engage personnellement à ce qu’il n’y ait pas de licenciements subis », a déclaré Thierry Guibert, cité dans un communiqué. De le même manière, la FNAC « a pour objectif d’éviter tout licenciement et se donne dix-huit mois pour proposer un emploi à tous grâce à la mobilité interne (une centaine de postes sont d’ores et déjà ouverts), au turnover, au développement des pôles d’excellence et aux nouvelles activités », précise-t-elle dans son communiqué.

Parallèlement, la FNAC annonce qu’« un programme de conquête commerciale sera déployé dès le premier semestre 2009 », avec le lancement de nouvelles activités (produits dérivés en disque et vidéo, occasion en jeux vidéo, etc.), le développement de « pôles d’excellence » pour les rayons stratégiques de l’enseigne (BD, musique classique, hi-fi, photo…), notamment au sein de ses magasins parisiens. Selon Christophe Cuvillier, l’enseigne « a tous les moyens de renforcer ses positions de leader et ses parts de marché ».

En décembre, Conforama avait annoncé la fermeture de 4 de ses 19 magasins transalpins et « la réorganisation des fonctions administratives », avec à la clef la suppression de 430 emplois sur les 2.200 en Italie. Par ailleurs, dans la péninsule Ibérique, où le distributeur exploite 16 magasins en Espagne et 5 au Portugal, il avait été décidé « de procéder à une fusion des structures centrales »

source:www.lesechos.fR