2,6 milliards d’euros pour les victimes de la crise, insuffisants selon les syndicats

Bernard Thibault at a demonstration, November ...
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SOMMET SOCIAL – Les annonces lors de la réunion à l’Elysée n’ont pas remis en cause la tenue d’une journée de mobilisation le 19 mars prochain…
Les syndicats ont-ils réussi à garnir un peu plus l’offre présidentielle? Ce mercredi, Nicolas Sarkozy a mis 2,6 milliards d’euros sur la table pour les victimes de la crise lors de la réunion à l’Elysée avec les partenaires sociaux. Le 5 février, lors de son allocution télévisée, 1,4 milliard d’euros avait été évoqué, au titre des intérêts des prêts de l’Etat aux banques en difficultés. Un milliard d’euros a donc été ajouté en cours de route pour répondre aux inquiétudes des Français face à la crise, qui s’étaient massivement exprimés le 29 janvier dernier dans la rue.

Bernard Thibault, le leader de la CGT, s’est dit «bien obligé de ramener ce chiffre à la somme de 8 milliards d’euros correspondant à la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises» (annoncée le 5 février, ndlr). «Nous nous rendrons à la rencontre unitaire de lundi avec l’esprit de travailler à un prochain rendez-vous revendicatif, qui est programmé le 19 mars», a-t-il prévenu.

Des propositions quasi déjà ficelées

Les trois grandes fédérations syndicales (CFDT, CGT, FO), sur les cinq invitées, sont sorties déçues de ce rendez-vous, même si la CFDT a estimé que «l’action syndicale avait permis une première inflexion dans la politique gouvernementale». Sans surprise, seule l’une des propositions de François Chérèque (CFDT) a été retenue, celle de créer un fonds d’intervention sociale pour la formation professionnelle et l’emploi. Pas question, en revanche, d’accéder aux demandes d’augmentation du smic, de remise en cause du paquet fiscal ou d’abandon du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Les discussions sur la Fonction publique ont d’ailleurs été renvoyées à des négociations bilatérales la semaine prochaine.

L’Elysée et le gouvernement sont arrivés avec des propositions quasi déjà ficelées lors des réunions préparatoires avec les partenaires sociaux. Les syndicats sont tout de même parvenus à négocier la fourchette haute de certaines mesures, comme la prime pour les chômeurs, passée de 400 à 500 euros, ou les allégements fiscaux à destination du bas des classes moyennes: entre la suppression totale de la première tranche de l’impôt sur le revenu et la suppression du deuxième tiers provisionnel, gouvernement et partenaires sociaux se sont mis d’accord sur la suppression de deux derniers acomptes provisionnels. Au total, six millions de foyers fiscaux bénéficieront d’une ristourne. «Une véritable usine à gaz», selon Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts, joint par 20minutes.fr. «Tout le monde va faire des réclamations pour rentrer dans la tranche, ça va être la foire d’empoigne.» >> A voir, notre infographie animée sur l’impôt sur le revenu

La Guadeloupe attendra jeudi

Quant aux familles, une prime de 150 euros sera versée à trois millions d’entre elles percevant l’allocation de rentrée scolaire, et des «bons d’achat de services à la personne», d’une valeur de 200 euros, à des personnes à faibles revenus.

En ce qui concerne le partage des profits en entreprise, la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est dite opposée à des négociations nationales sur le sujet.«Je le dis aux salariés, il faut noter la position intransigeante du Medef lors de cette réunion. Il va falloir pousser plus fort en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et plus généralement en matière de considération», a déclaré Bernard Thibault à la sortie de la réunion.

De la Guadeloupe, enfin, il n’a pas été question, alors que les leaders de la CGT, de la CFDT et de FO s’étaient mis d’accord pour «exiger» que le sommet social aborde la crise dans l’île, de plus en plus critique. Le Président a choisi d’attendre jeudi pour s’exprimer sur la question. Après avoir rencontré les élus de l’Outre-mer, il interviendra sur RFO à 17h. Une réunion, une intervention télévisée. Comme ce mercredi soir.

Les syndicats estiment que « le compte n’y est pas »

Confédération Française Démocratique du Travail
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Les leaders syndicaux ont confirmé la mobilisation du 19 mars, à l’issue du sommet social à l’Elysée. La présidente du Medef a redouté qu’« on ne soit en train de créer une usine à gaz sociale, sans l’efficacité qu’attendent les Français. »

« C’est beaucoup trop court », « le compte n’y est pas », « cela commence à bouger, mais très très doucement »… L’ensemble des leaders syndicaux ont marqué, hier, leur déception à l’issue du sommet social. Jean-Claude Mailly (FO) souligne qu’« il y a des oublis importants, comme les jeunes qui n’ont pas travaillé deux mois et qui n’auront rien » et déplore « la fin de non-recevoir sur le SMIC, les négociations sur les minima de branches ou encore le moratoire sur les suppressions de postes dans la fonction publique». « L’action syndicale a permis une première inflexion dans la politique gouvernementale. Les quelques mesures annoncées aujourd’hui (…) vont dans ce sens. Mais face à la situation des salariés, les mesures sont insuffisantes », insiste François Chérèque (CFDT), qui dénonce aussi le refus du patronat de débattre du partage des richesses – ce qui « montre son incapacité à comprendre le sens de la crise » – et la volonté gouvernementale de ne pas revenir sur le bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires pour financer des mesures. « Un effort a été fait en direction des familles modestes, mais le compte n’y est pas », estime aussi Jacques Voisin (CFTC). Constatant que l’Etat n’entend consacrer « que» 2,6 milliards à des mesures sociales quand la seule suppression pour les entreprises de la taxe professionnelle coûtera 8 milliards, Bernard Thibault (CGT) martèle que « la balance n’est pas à notre avantage ».

http://www.lesechos.fr

British Airways va supprimer plus de cent emplois à Gatwick

LONDRES (Reuters) – La compagnie aérienne British Airways a annoncé dimanche qu’elle supprimerait plus d’une centaine d’emplois à Gatwick et a indiqué qu’elle prévoyait une baisse de près 15% des vols estivaux au départ de l’aéroport londonien.

BA précise que les suppressions de postes se feront sur la base de départs volontaires.

plus+:http://www.liberation.fr

Anheuser-Busch InBev pourrait supprimer des centaines de postes

LONDRES (Reuters) – Anheuser-Busch InBev pourrait supprimer des centaines d’emplois en Grande-Bretagne, rapporte l’édition dominicale du quotidien The Independent, citant une note interne du brasseur.

Dans un courrier électronique, Stuart McFarlane, le président d’AB InBev pour la Grande-Bretagne, dresse une liste des secteurs dans lesquels des compressions de personnels sont envisageables après la fusion de l’américain Anheuser-Busch et du belge InBev.

Les suppressions de postes pourraient concerner en particulier le secteur des ventes de l’ancienne entité Anheuser-Busch.

AB InBev, désormais basé en Belgique, emploie 120.000 personnes dans le monde, dont 2.500 en Grande-Bretagne.

Le groupe n’était pas joignable pour commenter cette information.

Lorraine Turner, version française Nicolas Delame

En crise, la famille Wendel veut reprendre le contrôle de son patrimoine

Face une double crise, financière et interne, la famille Wendel, héritière des maîtres de forges lorrains serre les rangs pour préserver sa fortune qu’est censé faire fructifier la société d’investissement Wendel (actionnaire de Saint-Gobain, Bureau Veritas, Legrand…).

Mercredi 3 décembre, 250 actionnaires familiaux de la Société lorraine des participations sidérurgiques (SLPS), la holding qui contrôle le groupe Wendel, se sont réunis à l’Automobile Club de Paris. La réunion promettait d’être houleuse, certains héritiers contestant l’éthique et la stratégie adoptée par Ernest-Antoine Seillière et par Jean-Bernard Lafonta, respectivement présidents du conseil de surveillance et du directoire de Wendel.

Tombé sous les 40 dollars, le prix du baril de pétrole devrait continuer à chuter

Des réservoirs géants pleins à ras bord, des tankers à quai servant à stocker le brut qui ne trouve pas preneur… Ces images d’un monde débordant d’or noir commencent à devenir réalité. La forte baisse de la demande et la surabondance – temporaire – d’hydrocarbures ont entraîné une chute des cours. Le brent de la mer du Nord pour livraison en janvier est tombé à 39,50 dollars, vendredi 5 décembre, à Londres – son niveau de janvier 2005 – très loin du record de juillet (147,50 dollars). Le light sweet crude coté à New York a clôturé à 41,66 dollars. En cinq jours, le baril a perdu 20 % de sa valeur.

Le Congrès prêt à débloquer 25 milliards de dollars pour le secteur automobile

Les élus démocrates au Congrès voudraient accorder 25 milliards de dollars (19,7 milliards d’euros) de prêts aux constructeurs automobiles General Motors, Ford et Chrysler pour les sauver de la faillite, rapporte le New York Times, samedi 6 décembre. Les négociations entre l’administration républicaine et le parti du prochain président se sont accélérées après l’annonce de la suppression de 533 000 emplois au mois de novembre dans le pays, du jamais vu depuis 34 ans.

Cet argent public serait destiné au développement de véhicules peu gourmands en carburants. Pour satisfaire les républicains, il ne ponctionnerait pas le plan de recapitalisation des banques de 700 milliards de dollars ((Troubled Asset Relief Program, Tarp), selon le journal. Ce compromis pourrait par ailleurs ouvrir la voie au vote du Congrès sur le déblocage de la deuxième moitié de ce plan pour les banques, soit 350 milliards de dollars, souligne le New York Times.

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