Etats-Unis: le chômage au plus haut depuis quinze ans

L’économie américaine a perdu 533.000 emplois en novembre, essentiellement dans le secteur des services. Désormais, le taux de chômage s’élève à 6,7% outre-Atlantique.

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Les analystes tablaient sur 325.000 suppressions d’emplois. Ils étaient optimistes. Les chiffres officiels ont été fournis ce vendredi par le département du Travail américain: l’économie américaine a perdu 533.000 emplois en novembre, faisant monter le taux de chômage à 6,7%. Un plus haut depuis plus de quinze ans.

Ces chiffres sont d’autant plus mauvais que le ministère a revu en forte baisse le nombre d’emplois détruits au cours des deux mois précédents: 403.000 en octobre (au lieu des 240.000 annoncés initialement) et 320.000 en septembre (au lieu de 284.000).

Mercredi, une étude du cabinet en ressources humaines avançait que le secteur privé a détruit plus de 450.000 emplois en trois mois, dont 250.000 sur le seul mois de novembre.

Ces pertes d’emplois ont fait monter le taux de chômage de 0,2 point par rapport à octobre. Il faut remonter à octobre 1993 pour retrouver un taux supérieur à 6,7%.

Les destructions d’emplois ont été fortes dans les principaux secteurs de l’industrie (-163.000 emplois), mais encore plus importantes dans le secteur des services (-370.000 emplois), qui représente plus de 80% des emplois américains.

Les destructions d’emplois ne cessent de s’accélérer: de septembre à novembre, il y en a eu en moyenne 419.000 par mois, contre 82.000 en moyenne de janvier à août.

Désormais, les chômeurs aux Etats-Unis sont plus de 10 millions, soit 2,7 millions de plus qu’au début de l’année. Le nombre de chômeurs de longue durée (plus de 27 semaines) est désormais de 2,2 millions (+65% depuis le début de l’année).

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La flambée des prix du pétrole modifie les habitudes des Français

La flambée du prix du pétrole commence à avoir des répercussions sur les habitudes de consommation des Français. Depuis janvier, les hausses se succèdent, poussant les automobilistes à réfléchir à deux fois avant de prendre leur voiture. Situation du logement par rapport au lieu de travail, trajets vers les grandes surfaces, vacances…Tout est pensé en rapport avec la consommation d’essence.

Le prix de l’essence: un nouveau paramètre dans le choix d’un logement

Nombreux sont ceux qui avaient choisi de s’éloigner des centres-villes à la recherche de loyers moins chers. Désormais, la question de la distance est devenue une des priorités dans le choix du logement. Au-delà d’une trentaine de kilomètres du lieu de travail, les Français hésitent à acheter ou louer. Un trajet de 50 kilomètres matin et soir, c’est un budget essence d’environ 250 euros. «Les gens calculent que même si le loyer coûte moins cher en banlieue, l’économie est annulée par le budget transport» explique à 20minutes.fr Pascale Hebel, Directrice du département consommation du Crédoc (Centre de recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie).

Signe de ces nouvelles préoccupations, certains sites d’annonces immobilières permettent de rechercher un logement en fonction de la distance domicile-travail. Comme ce nouveau site immobilier, qui annonce : «Avec Immobilio, vous économisez sur votre facture de carburant».

Autre tendance observée par le Credoc, la diversification des modes de transports: covoiturage, transports collectifs, vélo… Tout est bon pour limiter au maximum ses déplacements en voiture. «Même ceux qui ont les moyens commencent à faire attention à leur consommation d’essence», explique Pascale Hebel. Ils se limitent à des pleins plus petits et plus fréquents «pour essayer de lisser les dépenses»… En un an, la consommation d’essence a chuté de 7% aux Etats-Unis. La vente de carburant a baissé de 0,8% en France au premier trimestre 2008. Les constructeurs automobiles, comme General Motors, ont d’ailleurs pris en compte ces changements en mettant sur le marché des voitures moins consommatrices en carburant.

Sans voiture, pas de grandes surfaces

Victimes de la réduction des trajets, les hypers et les supermarchés enregistrent un net recul de leurs ventes (-4,1% en avril). Cette baisse s’explique moins par l’inflation que par «la prise de conscience depuis quelques semaines, du poids des dépenses de carburant dans le budget des ménages», explique Olivier Geradon de Vera, vice-président de la société d’études IRI, dans «Le Monde». Or les hypermarchés se situent souvent à l’extérieur des villes et sont difficiles d’accès sans voiture.

Outre les habitudes quotidiennes, la hausse des prix du pétrole a également un impact sur le budget vacances de 38% des Européens, selon un sondage Ipsos-Europe Assistance. Elle influe sur le choix du mode de transport (pour 34% d’entre eux), de la destination (29%) et sur la durée (23%). «On prévoit un peu moins de départs en vacances cette année et une préférence pour le train», confirme Pascale Hebel.

Aspect positif de cette flambée du pétrole, les Français optent de plus en plus pour des alternatives écologiques, que ce soit sur le plan des transports (vélo, transports collectifs, train), ou sur le plan du chauffage, avec un recours plus important à l’énergie solaire, selon le Credoc.

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