Diego Maradona, la troisième vie de l’éternel génie

Diego Maradona con la copa. Campeonato Mundial...
Image via Wikipedia

Meilleur joueur du monde au milieu des années 1980, le «Pibe de oro» a connu une longue descente aux enfers une fois sa carrière de footballeur achevée. Sa troisième vie de sélectionneur de l’Argentine, opposée mercredi soir à la France à Marseille, lui offre l’espoir d’une rédemption.

Sur la diagonale du fou, mais toujours au centre de l’échiquier. Désigné sélectionneur national de l’équipe d’Argentine, à la surprise générale, en octobre dernier, Diego Armando Maradona vit, à 48 ans, ses retrouvailles avec les terrains comme une régénérescence. Thaumaturgie de la passion, ce bain de jouvence dans le rectangle vert semble avoir ressuscité en lui l’âge d’or de l’enfance. Celle d’un gamin des bidonvilles affublé d’un talent hors norme.

Une renaissance tant son extraordinaire existence, vidée de sa raison d’être depuis sa retraite footballistique, enchaînée par de morbides turpitudes, consumée par les excès en tous genres – consommation compulsive de drogue et autres psychotropes, alcoolisme chronique, paranoïa aiguë, boulimie suicidaire -, faillit s’achever piteusement sur une overdose de cocaïne et de pilules amaigrissantes à l’aube du XXIe siècle. Sans traitement, son cœur fonctionnait alors seulement à 38% de sa capacité. Diego frôla à nouveau la mort en 2004 après un accident cardio-vasculaire. Sans oublier une rechute hépatique en 2007. À l’époque, la rumeur de son décès se répandit à travers le monde.

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