Le G20 pour la régulation du marché

BERLIN - FEBRUARY 22:  French President Nicola...
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Les Européens du G20 réunis dimanche à Berlin sont d’accord pour une régulation et une surveillance de l’ensemble des acteurs des marchés, y compris des fonds d’investissement spéculatifs (hedge funds), ont indiqué des sources gouvernementales allemandes.

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Sarkozy veut protéger l’agriculture européenne

Le président de la République s’est rendu dans un élevage bovin herbager, à Daumeray (Maine-et-Loire).Il annonce pour la fin de l’année une loi de modernisation.

Hommage. Hier, en visitant l’élevage bovin de la famille Davy, à Daumeray, Nicolas Sarkozy ne s’est pas répandu en caresses affectueuses sur la robe des vaches limousines.

En revanche, lors de son discours sur « l’avenir de l’agriculture », dans la salle des sports pleine à craquer de ce bourg de 1 600 habitants, le président de la République n’a pas lésiné sur les éloges à l’égard des agriculteurs : « Ce sont des entrepreneurs, ils ne comptent pas leurs heures, ils portent la responsabilité de lourds investissements, ils relèvent des défis humains, financiers, techniques, administratifs ».

À ses yeux, l’agriculture est un secteur stratégique : 10 milliards d’excédents en 2008, premier pays exportateur mondial de produits agricoles transformés.

Agriculture de production. Tout l’enjeu du bilan de santé de la Pac est de trouver un nouvel équilibre entre le pilier des aides directes à la production et le pilier des aides au développement rural.

Les agriculteurs français touchent dix milliards d’euros d’aides par an. Ils ont peur de voir cette manne s’évaporer. Hier, Nicolas Sarkozy a voulu les rassurer : « L’Europe ne peut renoncer à défendre son agriculture de production et doit protéger la qualité sanitaire et environnementale de son alimentation ».

Le chef de l’État développe la vision d’une agriculture puissante, instrument d’« un pouvoir vert » sur une planète mise au défi de « doubler sa production alimentaire d’ici à 2050 ». Pour lui, « pas question de ravaler les agriculteurs au rang de jardiniers de la nature ».

Attention fragile ! « Protéger ». Le mot est souvent revenu. Protéger l’agriculture contre les importations à bas prix : « On ne peut plus continuer à laisser nos entreprises agricoles souffrir d’un dumping environnemental, social, fiscal et monétaire », a-t-il martelé en déclenchant les applaudissements.

Protéger contre les velléités ultra libérales de l’organisation mondiale du commerce : « Je m’opposerai fermement à tout accord qui serait contraire aux intérêts de notre pays [...] L’idée de la toute puissance du marché est une idée folle ».

Protéger contre la volatilité des cours et la spéculation : il propose de créer un groupe international de scientifiques sur le fonctionnement des marchés de matières premières agricoles.

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Guadeloupe : Sarkozy tente d’éteindre l’incendie

Le Président s’est adressé aux habitants de l’Outre-mer, après avoir reçu leurs élus à l’Élysée.Les grévistes du LKP se méfient des « presque 200 € » annoncés.

Après un mois de révolte contre la vie chère en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy s’est adressé à l’Outre-mer, hier soir, sur RFO, affirmant « comprendre et partager le sentiment d’injustice ». Entouré de plusieurs ministres, il venait de recevoir à l’Élysée une trentaine d’élus des Antilles, de Guyane et de la Réunion, la plupart de gauche. En réponse à la « désespérance », le chef de l’État a servi un cocktail d’annonces, de propositions et… d’exigences.Pouvoir d’achat

C’est la préoccupation des manifestants confrontés à des prix supérieurs de 30 % à ceux de métropole. Le Collectif contre l’exploitation (LKP) veut 200 € en plus pour les bas revenus.

Le gouvernement propose une « prime déchargée » (sans cotisations patronales ni salariales) que les employeurs verseraient pendant deux ans. Les patrons sont prêts à verser 35 à 120 €/mois. L’État y ajouterait le nouveau Revenu de solidarité active. Amélioré. 120 000 à 150 000 personnes sont éligibles dans les DOM.

Ces mesures permettraient, selon François Fillon, « d’arriver à quelque chose qui est proche des 200 ».

États généraux

Accusé de « mépris » pour les Antilles, Nicolas Sarkozy annonce qu’il ira en Guadeloupe en avril, pour ouvrir « la plus grande consultation jamais réalisée Outre-mer ». Au menu, trois mois de discussions sur le pouvoir d’achat, la refonte des collectivités locales, de grands projets économiques…

Retour au calme

Le Président pose un préalable : « Le retour de la paix civile ». Il condamne « l’assassinat » d’un syndicaliste tué, mardi soir, par une balle tirée d’un barrage. Il annonce la reprise en main : « La liberté des Guadeloupéens et des Martiniquais est entravée, cela ne peut plus durer. » Quarante policiers d’élite sont envoyés dans l’île : officiers de la PJ, du renseignement et du GIPN.

Conviés par le préfet de Guadeloupe à examiner les propositions de Paris, les dirigeants du LKP affichaient, hier soir, la méfiance : « Nous écouterons, puis nous étudierons », disait Élie Domota. « Presque 200 €, ça ne nous intéresse pas, le compte n’y est pas », prévenait l’un de ses lieutenants, Jean-Marie Nomertin.

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A qui profite la «justice sociale» de Nicolas Sarkozy?

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CRISE – Impôts, familles, chômage… «20 Minutes» fait le point sur les 2,65 milliards d’euros d’aides débloquées mercredi lors du sommet social…
Le sommet social de mercredi a débouché sur des «mesures de justice», a assuré ce jeudi le Premier ministre François Fillon sur RTL. «On a voulu des mesures de justice pour ceux au fond qui n’ont jamais droit à rien, c’est-à-dire les classes moyennes, les revenus modestes.» Un objectif qui n’a pas été atteint, d’après les syndicats, écoeurés par le refus du Président d’augmenter le smic ou de cesser de supprimer des postes de fonctionnaires. Décryptage.

Combien représente cet argent ?
Les 2,6 milliards d’euros lâchés représentent moins que les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires en 2008 (2,8 milliards), selon les chiffres publiés ce jeudi par la Sécu. Ils représentent aussi un milliard de moins que le «bouclier fiscal», la baisse d’impôts controversée consentie notamment aux redevables de l’Impôt de solidarité sur la fortune. En incluant le volet social du plan de relance annoncé en décembre (prêt à taux zéro doublé, prime à la casse, 200 euros pour les bénéficiaires du RSA etc), l’effort atteint à peine la moitié de l’aide aux entreprises, hors secteurs bancaire et automobile.

Qui y gagne?

- Impôts: Six millions de foyers fiscaux, sur un total de 33, bénéficieront d’une baisse de 66% de leur impôt sur le revenu (IR) ou d’un versement. En théorie, le coup de pouce concerne les deux millions ayant des bas salaires (5.853 à 11.673 euros par an après déduction des 10%). En fait, il favorise les familles. Avec le quotient familial, une personne seule déclarant 11.200 euros par an comme un couple avec trois enfants déclarant 45.000 euros font partie de la «première tranche», imposée à 5%. Le célibataire gagnera 23,30 euros contre 816 euros pour la famille, calculait ce jeudi le quotidien «Les Echos». Le mécanisme s’appliquera également à deux millions de foyers non imposables (sur 17 millions) du fait de réductions ou de crédits d’impôts, de même qu’à deux millions de foyers déclarant jusqu’à 12.000 euros environ (après les 10%).

- Chômage: Une prime de 500 euros (à peine plus que le RMI pour une personne seule) est créée pour les salariés n’ayant pas de droits à l’assurance chômage (entre deux et quatre mois de cotisations sur 28 mois). Bercy table sur 234.000 bénéficiaires (surtout des jeunes, des intérimaires et CDD) alors que 2,8 millions de salariés (12,4% de l’ensemble) occupent un emploi précaire.
Après avoir relevé de 800 à 1.000 heures par an le contigent légal de chômage partiel, l’Etat est prêt à financer la moitié d’une hausse de l’indemnisation de 60 à 75% du salaire brut. La mesure bénéficierait à 300.000 salariés. L’an dernier, l’Etat a dépensé 50,5 millions d’euros pour financer le chômage partiel, dont 60 % en décembre.

- Famille: Nicolas Sarkozy a écarté toute intervention sur le montant des allocations familiales, qui sont attribuées sans condition de ressources à partir du deuxième enfant (et jusqu’à ce qu’il ait 20 ans). Le chef d’Etat a préféré cibler des familles aux revenus plus modestes, soit environ la moitié des 6.662 bénéficiaires de prestations familiales en France. Trois millions d’entre eux perçoivent l’allocation de rentrée scolaire. Il s’agit de foyers qui comptent au moins un enfant scolarisé âgé de six à 18 ans et qui ne gagnent pas plus de 1.860 euros brut par mois (un enfant) ou un peu moins de 2.300 euros brut (deux enfants). Dans les deux cas, cela représente moins que deux smic (1321 euros brut). Quel que soit leur nombre d’enfants, 150 euros de plus leur seront offerts au titre de l’ARS.

- Services à la personne: Un chèque emploi service de 200 euros sera versé avant la fin du premier semestre à un certain nombre de personnes ou familles, afin qu’elles puissent payer des services comme de l’aide à domicile, du ménage, ou encore du soutien scolaire. Sur ce plan, le Président a choisi de donner un coup de pouce à des allocataires dont les revenus ne sont pas nécessairement très bas. Il s’agit des 660.000 personnes âgées bénéficiant de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), sans conditions de ressources, des 140.000 foyers qui ont un enfant handicapé, et des 470.000 familles qui emploient une assistante maternelle agréée ou une garde d’enfant à domicile tout en gagnant moins de 43.000 euros par an.

source/plus:www.20minutes.fr

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Sarkozy propose des Etats généraux pour l’outre-mer

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Le chef de l’Etat annonce une enveloppe de 580 millions d’euros pour les DOM et propose la création d’une collectivité unique par département d’outre-mer.

Il se savait très attendu sur le sujet. Recevant à l’Elysée les élus d’outre-mer, le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi une enveloppe de 580 millions d’euros pour les DOM, dont 280 millions au titre du RSA.

Nicolas Sarkozy, qui s’est exprimé jeudi à 19 heures sur les antennes de RFO, a par ailleurs affirmé qu’il se rendrait en Guadeloupe «dès le calme revenu» afin d’y ouvrir une série d’états généraux pour débattre «des grands enjeux» dans chacune des collectivités ultra-marines. «Je vous propose que nous nous mettions d’accord sur un processus étalé sur trois mois. Il s’agira de la plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer», a lancé le chef de l’Etat à la trentaine d’élus de Guadeloupe, Martinique, Réunion et Guyane, réunie à l’Elysée.

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